Nelson Saint Goddard : le pêcheur qui fait renaître les bombardiers d’entre les épaves
Nelson Saint Goddard, pêcheur à Saint-Laurent, redonne une seconde vie aux bombardiers depuis plus de 50 ans. Ces véhicules, conçus pour circuler sur les lacs glacés, ne sont plus fabriqués depuis les années 1980. À 76 ans, Nelson Saint Goddard répare des bombardiers de plus ou moins son âge. Ce passionné achète ou récupère des bombardiers en ruine. Sa dernière acquisition, un modèle qu'il estime être des années 1950, est rongée par la rouille, trouée et dépourvue de nombreux composants. Il manque de nombreux éléments sur le tableau de bord du bombardier encore en chantier. Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest Il travaille dessus depuis plusieurs mois et espère le terminer cet automne. Je le fais pour moi-même. Si quelqu'un veut l'acheter, je le vends. Mais je ne fais pas ça pour ma vie. Nelson Saint Goddard répare les bombardiers qu'il utilise ensuite pour aller pêcher sur la glace. Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest Lorsque les bombardiers étaient encore fabriqués par la marque Bombardier, Nelson Saint Goddard se souvient qu’ils se vendaient autour de 5000 $. Toute la carapace du bombardier est composée de tôles. Cependant, les pièces d’origine ne sont plus produites. Nelson Saint Goddard a donc appris à travailler ce matériau afin de fabriquer lui-même les pièces abîmées. Nelson Saint Goddard travaille surtout en extérieur. Son garage lui sert surtout à stocker son matériel. Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest Nelson Saint Goddard travaille principalement en extérieur, son garage lui servant surtout de lieu de stockage pour son matériel. Passionné et méticuleux, il a comparé le coût d’un prestataire capable de tailler les pièces dont il a besoin avec celui de les fabriquer lui-même. Le bombardier en chantier porte encore les traces de son passé. Son rétroviseur extérieur et ses phares rouges, selon Nelson Saint Goddard, sont des vestiges de ses anciennes fonctions. Le rétroviseur extérieur fait dire à Nelson Saint Goddard que le bombardier a été utilisé sur les chemins, notamment comme autobus scolaire, par le passé. Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest Le rétroviseur extérieur amène Nelson Saint Goddard à penser que ce bombardier a autrefois circulé sur les chemins, notamment en tant qu’autobus scolaire. Les bombardiers portent également les marques des anciennes réparations. En désignant une porte équipée d’une vis épaisse en guise de poignée, il commente : Une des poignées du bombardier est un clou attaché par l'ancien propriétaire du véhicule. Photo : Radio-Canada / Victor Lhoest Sur le côté, Nelson Saint Goddard pointe également la présence d’une cheminée. Le bombardier de Nelson Saint Goddard date des années 1950, mais ce modèle date de 1937, comme le laisse deviner une inscription sur la porte. Photo : Radio-Canada / Victor LhoestC'est de l'ouvrage en masse, c'est incroyable !
, raconte-t-il.
Celui-là, il faut tout refaire. C'est un passe-temps, mais ça prend du temps,
avoue-t-il.
Aujourd’hui, ça vaut 30 000 pièces. Mais ça coûte cher pour les arranger,
rapporte-t-il.Tailler la tôle
Ça aide en masse si tu es capable de les souder. Tu es capable de faire n'importe quoi
, résume-t-il.
La grosse porte, par exemple, c’est 1400 pièces. Et c’est rien qu’une tôle !
, s’exclame-t-il, ajoutant que faire ce travail lui-même ne lui coûte que 500 $.Témoin de leur temps

Pendant un bout de temps, on s’en servait sur les chemins. C’est aussi pour ça qu’il y a les lumières. Ça servait comme autobus scolaire,
raconte-t-il.Ça a été mal arrangé, il faut que je revoie tout ça.

Il avait un poêle à bois
, explique-t-il. Peut-être qu'il se vendra cher, parce qu'il n'y en a pas beaucoup comme ça ici.

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